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Statut VDI 2026 : Le Guide Complet (URSSAF, Impôts, Contrat & Obligations)

Comprendre le statut VDI est la première étape cruciale pour quiconque souhaite se lancer dans la vente directe. Pourtant, entre les acronymes (URSSAF, CFE, BNC, BIC…) et les obligations légales, beaucoup de candidats talentueux abandonnent avant même d’avoir commencé, paralysés par la peur de l’administratif.

La réalité ? Le statut VDI (Vendeur à Domicile Indépendant) est en fait l’un des statuts les plus simples, les plus protecteurs et les plus souples pour démarrer une activité en France. Il a été spécifiquement conçu pour vous permettre de vous concentrer sur l’essentiel : vos ventes et la construction de votre réseau.

Ce guide complet est là pour démystifier, une bonne fois pour toutes, le statut VDI en 2026. Oubliez le jargon. Nous allons voir simplement et concrètement vos droits, vos obligations et la feuille de route exacte pour démarrer en toute sérénité.


Qu’est-ce que le Statut VDI Exactement ? (Définition 2026)

Le Vendeur à Domicile Indépendant (VDI) n’est ni un salarié classique, ni un auto-entrepreneur comme les autres. C’est un statut hybride, spécifiquement encadré par le Code du Commerce et le Code de la Sécurité sociale.

Concrètement, vous signez un contrat de distribution avec une entreprise (comme Mihi, ESSENS, Frederic M…) pour vendre ses produits ou services. Vous êtes indépendant dans l’organisation de votre temps de travail, mais vous êtes « assimilé-salarié » pour votre protection sociale.

Il existe deux types de contrats principaux sous ce statut :

  1. VDI Mandataire : L’entreprise vous donne un « mandat » pour prendre des commandes en son nom et pour son compte. Vous n’achetez pas les produits. Vous touchez des commissions sur les ventes que vous réalisez. C’est le statut le plus courant.
  2. VDI Acheteur-Revendeur : Vous achetez les produits à l’entreprise (avec une remise) et vous les revendez à vos clients. Votre rémunération est la marge que vous réalisez.

VDI Mandataire ou Acheteur-Revendeur : Lequel Choisir ?

Le choix dépend de l’entreprise. La plupart des sociétés de VDI/MLM modernes privilégient le statut VDI mandataire, car il vous évite d’avoir à gérer un stock et à avancer de la trésorerie. C’est plus simple pour démarrer.

Pour une analyse plus poussée des modèles économiques, consultez notre guide sur les différences entre VDI et MLM.


L’Inscription Officielle : Le Guide Étape par Étape (URSSAF)

Oubliez la complexité. Démarrer votre statut VDI est une simple formalité administrative qui prend quelques minutes en ligne.

Depuis le 1er janvier 2023, tout se passe sur le portail du Guichet Unique de l’INPI. C’est lui qui remplace les anciens Centres de Formalités des Entreprises (CFE), dont l’URSSAF était le référent pour les VDI.

Voici la procédure exacte :

  1. Rendez-vous sur le site de l’INPI : https://procedures.inpi.fr/
  2. Créez votre compte : C’est une inscription classique.
  3. Déclarez votre début d’activité : Remplissez le formulaire de « Création d’entreprise » en tant que personne physique.
  4. Choisissez votre statut : Vous déclarerez une activité d’Agent Commercial (pour les mandataires) ou de Commerçant (pour les acheteurs-revendeurs), en précisant l’option pour le statut VDI.
  5. Validez : C’est terminé.

Le Guichet Unique transmettra automatiquement vos informations à tous les organismes concernés :

  • L’INSEE pour vous attribuer votre numéro SIRET (obligatoire).
  • L’URSSAF pour votre affiliation au régime général.
  • Les Services des Impôts pour votre enregistrement fiscal.

Vous n’avez aucune autre démarche à faire. C’est simple, centralisé et gratuit.


Statut VDI et Obligations Sociales (URSSAF)

C’est le plus grand avantage du statut VDI : vous bénéficiez de la même protection sociale qu’un salarié (maladie, maternité, retraite) sans les inconvénients du salariat.

Comment sont Calculées les Cotisations URSSAF ?

La règle est simple : Pas de chiffre d’affaires = Pas de cotisations.

Vos cotisations sociales sont calculées uniquement sur vos commissions brutes. C’est l’entreprise avec qui vous avez un contrat qui s’occupe de (presque) tout :

  • Elle calcule le montant de vos commissions.
  • Elle calcule le montant des cotisations sociales dues.
  • Elle verse ces cotisations directement à l’URSSAF pour vous.
  • Elle vous envoie un « bulletin de précompte » (un peu comme une fiche de paie) qui résume tout cela.

Vous n’avez pas de déclarations mensuelles ou trimestrielles à faire à l’URSSAF, contrairement à un auto-entrepreneur.

Le Mythe de l’Exonération de Début d’Activité

Attention, une idée reçue persiste. Il existait un « seuil d’exonération » pour les VDI très occasionnels. Aujourd’hui, la règle est que vous cotisez dès le premier euro de commission, SAUF si vous êtes VDI Mandataire et que votre rémunération trimestrielle est inférieure à 3 fois le plafond journalier de la Sécurité Sociale (environ 621 € en 2025). Dans ce cas, les cotisations sont forfaitaires et très faibles.


Fiscalité et Impôts : Comment Déclarer vos Revenus VDI ?

La partie sociale est gérée par l’entreprise, mais la partie fiscale (vos impôts) est de votre responsabilité. Rassurez-vous, c’est très simple.

Vos revenus VDI sont à déclarer une fois par an lors de votre déclaration de revenus personnelle.

  • Si vous êtes VDI Mandataire : Vos revenus sont des BNC (Bénéfices Non Commerciaux).
  • Si vous êtes VDI Acheteur-Revendeur : Vos revenus sont des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux).

Dans les deux cas, vous relevez du régime Micro-BNC ou Micro-BIC tant que vous ne dépassez pas les plafonds (respectivement 77 700 € et 188 700 € de CA).

Concrètement :

  1. Au moment de votre déclaration en ligne, vous ajoutez une section « Revenus non commerciaux » (BNC) ou « Revenus industriels et commerciaux » (BIC).
  2. Vous reportez simplement le montant brut total de vos commissions perçues dans l’année (case 5KP ou 5HQ pour les BNC, par exemple).
  3. L’administration fiscale applique un abattement forfaitaire pour vos frais (34% pour les BNC, 71% pour les BIC acheteur-revendeur).
  4. Vous êtes imposé uniquement sur le montant restant, qui s’ajoute à vos autres revenus.

Vous ne payez pas la TVA (vous êtes en « franchise en base de TVA ») tant que vous restez sous les seuils.


Le Contrat VDI : Ce que Vous Devez Absolument Vérifier

Votre contrat est la pierre angulaire de votre activité. Le statut VDI impose un contrat écrit, clair et précis. C’est une obligation légale.

Avant de signer, vérifiez ces points cruciaux (un sujet que nous couvrons en détail dans notre guide pour choisir sa société VDI) :

  • La nature du contrat : Mandataire ou Acheteur-Revendeur ?
  • Le plan de rémunération : Comment et quand êtes-vous payé ?
  • Les obligations : Y a-t-il des minimums de commande ? Des frais de licence ?
  • Le kit de démarrage : Est-il payant ? Est-il obligatoire ? (La loi interdit la vente « forcée » d’un kit coûteux).
  • La clause de non-concurrence : Est-elle présente ? Est-elle limitée dans le temps et l’espace ?

Un contrat VDI sérieux doit être transparent et protecteur.


Peut-on Cumuler le Statut VDI ? (Chômage, Salariat, Retraite)

Oui ! Le statut VDI est le roi du cumul.

  • VDI et Chômage (ARE) : Vous pouvez cumuler votre statut VDI avec vos allocations chômage. Pôle Emploi (France Travail) recalculera vos droits en fonction de vos commissions. C’est un excellent moyen de démarrer sans risque.
  • VDI et Salariat : Vous pouvez cumuler un emploi salarié et une activité VDI, à condition de respecter votre obligation de loyauté envers votre employeur (ne pas le concurrencer).
  • VDI et Retraite : Le cumul est tout à fait possible et vous permet de générer un complément de revenu tout en validant de nouveaux trimestres (sous conditions).

Conclusion : Le Statut VDI, un Tremplin, pas un Frein

Vous l’aurez compris, le statut VDI est loin d’être un parcours du combattant administratif. C’est un cadre légal et social conçu pour vous simplifier la vie.

  • Inscription rapide via le Guichet Unique.
  • Protection sociale d’un salarié (URSSAF).
  • Gestion sociale simplifiée (précomptée par l’entreprise).
  • Fiscalité allégée (régime Micro).
  • Cumul facile avec d’autres situations (chômage, salariat).

La peur de l’administratif est l’une des 5 erreurs VDI qui ruinent les carrières. Maintenant que vous êtes armé de ces informations, vous n’avez plus d’excuse.

Le statut VDI n’est que l’outil légal. Le véritable succès dépendra de votre action. Pour passer à l’étape suivante, consultez notre Guide Ultime pour Démarrer en VDI et préparer votre plan d’action.


FAQ – Questions Fréquentes sur le Statut VDI

1. Quelle est la différence entre le statut VDI et auto-entrepreneur ?

La principale différence est sociale. L’auto-entrepreneur est un Travailleur Non Salarié (TNS) rattaché à la SSI (ex-RSI) et doit déclarer et payer lui-même ses charges chaque mois ou trimestre. Le VDI est « assimilé-salarié » au Régime Général (URSSAF) et c’est l’entreprise qui précompte (paie) ses charges.

Dois-je payer des cotisations URSSAF avec le statut VDI dès le début ?

Oui, vous cotisez dès le premier euro de commission (sauf le cas d’exonération forfaitaire pour les très petits montants en mandataire). Cependant, si vous ne gagnez rien, vous ne payez rien. C’est le principe du statut VDI : les charges sont proportionnelles aux gains.

Le statut VDI donne-t-il droit au chômage ?

Non. Comme vous êtes indépendant, votre activité VDI n’ouvre pas de nouveaux droits au chômage. En revanche, si vous touchiez le chômage avant de démarrer, vous pouvez continuer à le percevoir (en cumul partiel).

Comment arrêter son statut VDI ?

C’est aussi simple que de le commencer. Vous devez simplement faire une déclaration de cessation d’activité sur le même Guichet Unique de l’INPI. Vous pouvez aussi simplement mettre fin à votre contrat avec la société VDI (par lettre recommandée), qui signalera votre fin d’activité.

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